L’impact de la lumière sur le vieillissement du vin : comprendre pour mieux protéger
Le vin, et tout particulièrement le champagne, est sensible à l’environnement dans lequel il vieillit et s’épanouit. Si la température et l’humidité font naturellement partie des premiers paramètres à surveiller, un autre ennemi du vin est souvent sous-estimé : la lumière. Or, son rôle est loin d’être anodin. Selon l’Institut Œnologique de Champagne, l’exposition à la lumière, notamment aux ultraviolets (UV), accélère le vieillissement prématuré du vin et peut provoquer ce que l’on appelle le « goût de lumière ». Ce défaut se traduit par l’apparition d’arômes indésirables, soufrés, parfois assimilés à des odeurs de chou, de laine mouillée ou de carton mouillé (source : Comité Champagne).
Pour le champagne et les vins effervescents, le risque est accru. Leurs bouteilles, souvent transparentes ou claires pour des raisons esthétiques ou commerciales, laissent davantage pénétrer la lumière qu’une bouteille sombre. Selon une étude menée à l’Université de Reims, seulement quelques heures d’exposition à une lumière artificielle intense suffisent à voir apparaître ces altérations chimiques (source : Revue des Œnologues, n°138).
La lumière n’impacte pas seulement la couleur et l’arôme. Elle dégrade également certaines protéines, vitamines et composants aromatiques du vin. Toutefois, tous les types de lumière ne sont pas également nocifs :
- Lumière naturelle : surtout composée d’UV et de lumière bleue, elle est la plus destructrice.
- Lumière artificielle : selon le spectre diffusé (néons et LED en tête), peut également causer des dommages importants, mais généralement à une vitesse moindre.