L’apparition du « goût de lumière » : une altération sensorielle rapide
Le goût de lumière apparaît lorsqu’une interaction chimique, entre riboflavine (vitamine B2) et ions métalliques (cuivre, fer), est déclenchée par les UV. Ceci génère des composés soufrés volatils, notamment le méthanethiol et le diméthyl disulfure, responsables de notes désagréables :
- Odeur de chou, de carton mouillé, de caoutchouc brûlé ou d’animal
- Disparition des arômes fruités, floraux et pâtissiers typiques
- Même une infime concentration (2-5 µg/L) suffit à rendre le défaut perceptible au nez
Fait marquant : les grands blancs de blancs, souvent issus du chardonnay (qui ne donne que peu de couleur au vin), sont plus sensibles au goût de lumière, les cépages noirs assurant une certaine moindre sensibilité du fait de leur concentration en polyphénols protecteurs.
Le goût de lumière touche majoritairement les champagnes dans des flacons clairs (verre transparent ou vert clair). C’est pourquoi les bouteilles traditionnelles en verre vert profond ou brun offrent une barrière partielle, mais pas totale.