Le “goût de lumière” (Goût de lumière) : une altération à distinguer de l’oxydation
Quand le champagne est exposé à la lumière, on parle souvent de “goût de lumière” – une déviation sensorielle bien connue, surtout dans le cas des vins effervescents en bouteille claire, comme certains champagnes blancs de blancs. Ce défaut se manifeste par des arômes de chou, de caoutchouc ou d’oignon – des notes peu engagesantes !
Ce phénomène, étudié dès les années 1980 par l’INRA et divers laboratoires champenois (source : Comité Champagne, “La lumière, ennemie du champagne ?”), est lié à la photodégradation de la riboflavine (vitamine B2) sous l’effet de la lumière (surtout UV et lumière bleue). Cette dégradation provoque des réactions avec la méthionine, un acide aminé issu des levures, aboutissant à la formation de composés soufrés responsables du goût de lumière.
Mais, au-delà du “goût de lumière”, la lumière peut-elle vraiment accélérer l’oxydation ? C’est là que la nuance s’impose.