Pourquoi le champagne est-il si vulnérable à l’oxydation ?
Le champagne, par nature effervescent, est aussi un vin délicat dont la fraîcheur fait tout le prestige. Contrairement à certains vins tranquilles, il subit en permanence la pression de sa bulle et possède une prédisposition à l’oxydation dès son ouverture, voire avant si sa conservation laisse à désirer. L’oxydation, en œnologie, désigne le processus lors duquel l’oxygène pénètre le vin et le transforme : arômes rances, couleur qui brunit, perte des notes vives et acidulées.
Dans le cas du champagne, il existe un équilibre subtil à préserver entre la micro-oxygénation nécessaire (lors de l’élaboration et du vieillissement sur lies notamment) et l’oxydation délétère qui va altérer son fruité. Dans les champagnes jeunes, elle ruine la vivacité et ternit les notes de fleur blanche ou d’agrumes. Pour les cuvées mûres, elle peut écraser la complexité au profit de saveurs lourdes. On estime qu’après ouverture, un champagne commence à s’oxyder perceptiblement au bout de deux à trois heures, et au bout de 24h, les bulles comme les arômes se sont largement évaporés (Source : Comité Champagne).