Bouchons et champagne : petite histoire de leur évolution conjointe
À l’origine, le vin effervescent de Champagne voyageait mal. C’est seulement au XVIIe siècle, avec l’introduction du bouchon de liège, que la conservation sous pression devient possible. Jusqu’alors, des chevilles de bois ou même de la cire refermaient les bouteilles. Le liège n’a pas été choisi par hasard : il offre à la fois élasticité et imperméabilité, deux qualités idéales face à la pression du vin (Source : Comité Champagne, "Le bouchon traditionnel du champagne").
À l’heure actuelle, on distingue principalement deux types de bouchons pour le champagne :
- Bouchons tout liège à deux disques : utilisés pour les millésimes et la garde longue.
- Bouchons techniques (aggloméré) : plus économiques, mais présentant des échanges gazeux différents.
En Champagne, le cahier des charges impose un bouchon de liège naturel, surmonté de deux rondelles de liège pur, contactant le vin directement (Source : CIVC, réglementation AOC). Une exigence qui souligne l’importance de ce contact dans l’esprit des champenois.