La circulation d’air : un facteur trop souvent négligé
La tentation est grande d’associer une pièce fermée à une meilleure « sécurité » pour son vin, en pensant à tort que l’étanchéité protège de tous les aléas. Cependant, un air stagnant est loin d’être l’allié du champagne.
En effet, l’absence de renouvellement d’air favorise :
- Le développement de moisissures, surtout en présence d’humidité supérieure à 80 %.
- L’apparition de mauvaises odeurs qui, par porosité des bouchons en liège naturel, peuvent contaminer le vin.
- La prolifération de bactéries ou de levures indésirables, qui détériorent l’ambiance olfactive de la cave.
Un fait rarement souligné : le liège est un matériau vivant, dont la microporosité assure un très lent échange gazeux avec l’extérieur. Un air « vicié » peut, par capillarité, insidieusement affecter la saveur du vin, surtout lors de vieilles conservations (source : Institut Œnologique de Champagne).
À l’inverse, une ventilation trop forte conduit à un assèchement rapide de l’air. Or, un air trop sec (< 50 % d’humidité relative) fragilise les bouchons et provoque des pertes de pression, ce qui, pour le champagne, est désastreux : un bouchon qui n’adhère plus laisse s’échapper le précieux gaz carbonique.